Landing page : définition, structure et exemples
Une landing page convertit en médiane 6,6 % de ses visiteurs selon Unbounce. Structure type, rédaction, lien avec Google Ads et erreurs à éviter.
Par Rédaction Digiteo
Mis à jour le · 5 min de lecture
En bref : une landing page, ou page d’atterrissage, est une page conçue pour une seule action précise, comme demander un devis ou télécharger un guide, sur laquelle arrive un visiteur venu d’une annonce, d’un email ou d’un article. Selon le rapport 2024 d’Unbounce, portant sur plus de 41 000 pages, le taux de conversion médian tous secteurs confondus est de 6,6 %.
La différence avec une page classique tient en un mot : focalisation. Une page de site présente, explique, oriente vers d’autres pages. Une landing page n’a qu’un objectif, et tout ce qui n’y contribue pas est retiré. C’est ce qui en fait l’outil de base de la publicité en ligne, des campagnes d’emailing et de l’inbound marketing.
Qu’est-ce qu’une landing page ?
C’est une page d’entrée sur votre site, mais spécialisée. Elle se distingue de la page d’accueil parce qu’elle répond à une recherche ou une offre précise, avec des détails, des bénéfices et une incitation claire à agir.
On en distingue deux grandes familles :
- La page de génération de contacts : elle propose quelque chose (devis, diagnostic, guide, essai gratuit) en échange de coordonnées via un formulaire.
- La page de clic : elle présente une offre et renvoie vers une étape suivante, souvent une page de commande.
Elle peut être permanente (une page par service, alimentée par le référencement) ou temporaire (une campagne promotionnelle, un événement).
Quel taux de conversion viser ?
Le chiffre médian d’Unbounce, 6,6 %, est un repère et non une cible : l’éditeur le dit lui-même. Son rapport montre des médianes allant de 3,8 % à 12,3 % selon les neuf secteurs étudiés, des services professionnels au juridique en passant par le e-commerce.
Trois enseignements du même rapport sont directement utiles pour une PME :
- La simplicité du texte paie. Les pages rédigées dans un langage simple, accessible à un élève de 10 à 13 ans, convertissent à 11,1 %, contre 5,3 % pour les pages au vocabulaire de niveau professionnel. La finance fait exception, un langage plus technique y rassurant davantage.
- Les mots longs pèsent plus que les textes longs. Le nombre de mots difficiles (trois syllabes ou plus, en anglais) est le facteur le plus négativement corrélé à la conversion, devant le nombre total de mots.
- Le mobile domine les visites mais convertit moins. Environ 83 % des visites analysées venaient d’un mobile, alors que les ordinateurs convertissent en moyenne 8 % mieux.
Le bon objectif est donc votre propre taux actuel, à améliorer page après page.
Quelle structure pour une landing page qui convertit ?
Voici un enchaînement qui fonctionne pour la plupart des offres de services :
- Un titre qui reprend la promesse de l’annonce ou du lien cliqué, mot pour mot si possible. « Rénovation de toiture à Saint-Étienne : devis sous 48 heures. »
- Un sous-titre qui précise le bénéfice et à qui s’adresse l’offre.
- Le formulaire ou le bouton d’action, visible sans faire défiler sur ordinateur, et accessible rapidement sur mobile.
- Trois à cinq bénéfices concrets, formulés du point de vue du client.
- Des preuves : avis clients, réalisations, certifications, chiffres vérifiables sur votre activité.
- La réponse aux objections : prix, délais, engagement, sous forme de questions-réponses.
- Un rappel de l’action en bas de page.
Ce qu’on retire volontairement : le menu de navigation, les liens vers le blog, les boutons de partage. Gardez votre logo et vos coordonnées, pour que le visiteur sache qu’il est sur un site fiable.
Comment rédiger le texte d’une landing page ?
- Parlez du problème du visiteur, pas de votre entreprise. « Vos fuites reviennent après chaque orage ? » plutôt que « Fondée en 1998, notre entreprise… ».
- Employez ses mots. Relisez les demandes de vos clients et reprenez leur vocabulaire.
- Faites des phrases courtes, avec des mots simples, conformément aux résultats d’Unbounce.
- Un bouton qui dit ce qui se passe : « Recevoir mon devis » plutôt que « Envoyer ».
- Un formulaire minimal : chaque champ supplémentaire est une raison d’abandonner. Le nom, l’email ou le téléphone et une question ouverte suffisent souvent pour un premier contact.
Landing page et Google Ads : pourquoi la cohérence compte
Google Ads attribue à chaque mot-clé un niveau de qualité de 1 à 10, calculé à partir de trois composantes : le taux de clics attendu, la pertinence de l’annonce et l’expérience sur la page de destination. Cette dernière indique, selon Google, la pertinence et l’utilité de votre page pour les personnes qui cliquent sur l’annonce, comparée aux pages des autres annonceurs sur la même recherche au cours des 90 derniers jours.
Concrètement, envoyer une annonce « devis toiture » vers votre page d’accueil est une double perte : le visiteur doit chercher l’information, et votre page est jugée moins pertinente qu’une page dédiée. Une landing page par grande thématique d’annonces règle les deux problèmes. Le détail du fonctionnement des campagnes est présenté dans notre guide Google Ads.
Blog et landing pages : comment les faire travailler ensemble ?
Le blog attire des lecteurs qui se posent des questions ; la landing page transforme ceux qui sont prêts à agir. Le lien entre les deux se fait par l’appel à l’action placé dans chaque article.
Un exemple dans une profession libérale. Un cabinet d’avocats en droit du travail publie un article sur la rupture conventionnelle. En fin d’article, un encadré propose « Faites vérifier votre projet de rupture conventionnelle », qui mène à une landing page dédiée : à qui s’adresse le service, ce qui est vérifié, délai de réponse, honoraires ou mode de calcul, formulaire court. Les professions réglementées doivent bien sûr respecter les règles de communication de leur ordre, que détaille notre article sur la communication des avocats.
La même mécanique fonctionne pour un artisan (article « combien coûte une isolation des combles », landing page « devis isolation »), un éditeur de logiciel (article comparatif, landing page d’essai gratuit) ou un organisme de formation. Pour démarrer la partie contenu, voyez notre guide du blog d’entreprise.
Comment tester et améliorer une landing page ?
Le test A/B consiste à montrer deux versions d’une page à deux moitiés du trafic et à comparer leurs taux de conversion. Il demande du volume : avec 300 visites par mois et un taux de 5 %, chaque version reçoit environ 7 conversions mensuelles, trop peu pour départager deux variantes avec certitude. Pour une PME à faible trafic, une approche séquentielle est plus réaliste :
- mesurez le taux de conversion sur deux mois ;
- changez un seul élément important (le titre, l’offre, la longueur du formulaire) ;
- mesurez à nouveau sur une durée comparable ;
- gardez la version gagnante si l’écart est net, et recommencez.
Testez en priorité ce qui a le plus d’impact : l’offre elle-même, puis le titre, puis le formulaire. La couleur du bouton vient bien après.
Les erreurs fréquentes
- Envoyer le trafic payant vers la page d’accueil.
- Proposer plusieurs actions : devis, newsletter, téléchargement et appel sur la même page.
- Oublier le mobile, alors que la majorité des visites en viennent.
- Un formulaire de dix champs pour une simple prise de contact.
- Une promesse différente de l’annonce : le visiteur pense s’être trompé et repart.
- Négliger la suite : la page de remerciement qui s’affiche après le formulaire fait partie du parcours, et c’est elle qui permet de mesurer les conversions.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre une landing page et une page d'accueil ?
La page d'accueil présente toute l'entreprise et oriente le visiteur vers de nombreuses rubriques. La landing page répond à une seule demande précise, souvent liée à une annonce ou à une offre, et ne propose qu'une action : remplir un formulaire, appeler, télécharger. Elle limite les liens et les distractions pour que le visiteur aille au bout.
Quel est un bon taux de conversion pour une landing page ?
Unbounce, qui a analysé plus de 41 000 landing pages et 57 millions de conversions pour son rapport 2024, relève un taux médian de 6,6 % tous secteurs confondus. L'éditeur précise que ce chiffre n'est pas un objectif mais un repère général : les écarts entre secteurs sont importants, et votre meilleure référence reste votre propre historique.
Une landing page doit-elle être longue ou courte ?
Elle doit être aussi courte que possible pour l'offre proposée. Le rapport d'Unbounce observe une corrélation négative entre le nombre de mots et le taux de conversion. Une inscription gratuite se contente de quelques blocs ; une prestation coûteuse ou engageante demande davantage d'arguments, de preuves et de réponses aux objections.
Faut-il une landing page différente pour chaque campagne ?
Idéalement oui, au moins pour chaque offre ou chaque grand groupe d'annonces. Google Ads évalue la pertinence de la page de destination pour les personnes qui cliquent sur l'annonce. Une page qui reprend exactement la promesse de l'annonce convertit mieux et améliore l'expérience sur la page de destination, l'une des trois composantes du niveau de qualité.